Gary Anderson, The Flying Scotsman
Découvrez Gary Anderson, The Flying Scotsman : double champion du monde, un lancer cité en modèle, son palmarès complet, ses fléchettes et sa saison 2026.

Gary Anderson est un joueur de fléchettes écossais né le 22 décembre 1970 à Musselburgh, près d’Édimbourg. Double champion du monde PDC, en 2015 et 2016, il est 14e mondial en octobre 2026, à 55 ans.
Son histoire tient en un détail : il n’a pris des fléchettes en main qu’à 24 ans, un soir où il n’avait pas de pièce pour jouer au billard, d’après ses propos rapportés par la presse britannique. Trente ans plus tard, son lancer est l’un des plus cités quand on parle de technique.
Voici ce que couvre cette page :
- qui il est et d’où il vient
- son passage des fléchettes traditionnelles à la PDC
- pourquoi son lancer sert de référence
- son matériel
- son palmarès complet, avec les années et les scores
- sa saison 2026
Les résultats et le classement ont été vérifiés le 29 octobre 2026. La PDC, Professional Darts Corporation, est l’organisation qui gère le circuit professionnel télévisé.
Qui est Gary Anderson
Gary Anderson est un joueur professionnel écossais, surnommé The Flying Scotsman, double champion du monde PDC et vainqueur de huit tournois majeurs. Avant de vivre des fléchettes, il travaillait dans le bâtiment, puis il a tenu un pub dans le Somerset, en Angleterre, jusqu’en 2016.
| Repère | Gary Anderson |
|---|---|
| Naissance | 22 décembre 1970, Musselburgh (Écosse) |
| Surnom | The Flying Scotsman, transmis par Jocky Wilson en 2009 |
| Ancien métier | ouvrier du bâtiment, puis patron de pub |
| Débuts | à 24 ans, joueur régulier depuis 1996 |
| Titres mondiaux | 2 (2015 et 2016) |
| Classement PDC | 14e mondial au 25 octobre 2026 |
| Meilleur classement | numéro 2 mondial, de 2015 à 2017 |
| Fléchettes | Unicorn, 23 g |
| Musique d’entrée | « Jump Around » de House of Pain |
Son surnom a une histoire. Il lui a été transmis en 2009 par Jocky Wilson, autre Écossais double champion du monde dans les années 1980, qui le portait avant lui.
Des fléchettes traditionnelles à la PDC
Gary Anderson a d’abord brillé à la BDO, l’ancienne fédération britannique, avant de rejoindre la PDC début 2009. En 2007, il est classé numéro 1 mondial de la WDF, la fédération mondiale amateur, après une saison où il remporte trois grands tournois.
Son palmarès d’avant la PDC compte quatre titres majeurs : l’International Darts League et le World Darts Trophy en 2007, et le Zuiderduin Masters aux Pays-Bas en 2007 et 2008. S’y ajoutent l’Open d’Écosse 2007, puis les Opens britannique, allemand et gallois en 2008.
Le Championnat du monde BDO lui a en revanche échappé. Tête de série numéro 1 en janvier 2009, il est éliminé en quart de finale par Tony O’Shea, 5 sets à 3. Quelques semaines plus tard, il passe à la PDC.
Il lui faudra du temps pour s’y imposer. Sa première finale mondiale, en 2011, est perdue 7 sets à 5 contre Adrian Lewis, qui y réussit le premier 9-darter de l’histoire en finale du Mondial, une manche gagnée avec le minimum de neuf fléchettes. La même année, il gagne la Premier League.
Pourquoi son lancer sert de référence
Le lancer de Gary Anderson est souvent cité en exemple parce qu’il ne bouge presque rien d’autre que l’avant-bras. Lui-même le décrit simplement : il se tient droit, face à la cible, et pousse la fléchette vers l’avant, sans mouvement parasite du corps ni de l’épaule.
Sur le papier, c’est ce qui rend un geste répétable. Moins il y a de parties du corps en mouvement, moins il y a de variables à reproduire d’une fléchette à l’autre. C’est le principe que l’on retrouve dans notre guide sur le lancer aux fléchettes, qui détaille le rôle du bras et du lâcher.
Ce geste n’a pourtant pas toujours été figé. En janvier 2016, il explique à la BBC qu’il voit mal les numéros de la cible et que ses lunettes de lecture glissent quand il lance. Il porte des lunettes sur scène pour la première fois aux World Series Finals 2016, et adapte son geste pour ne plus les faire bouger.
Ce que j’aime dans cette histoire, c’est qu’elle ressemble à celle de beaucoup de joueurs de club : une vue qui change, un dos qui fatigue, et un geste qu’on ajuste au lieu de tout recommencer. Le dos l’a d’ailleurs privé de toute la Premier League 2019, sur avis médical.
Les fléchettes de Gary Anderson
Gary Anderson lance des fléchettes Unicorn de 23 g, en tungstène, un modèle signature dont il a fait évoluer plusieurs générations, baptisées Phase. Sa gamme en était à la Phase 6 en 2026, et les versions grand public sont proposées en tungstène 90 %.
Unicorn ne détaille pas publiquement le réglage exact qu’il utilise sur scène : on s’en tient donc à ce que publient le fabricant et les revendeurs. Le 23 g reste un grammage très répandu, entre les 22 g de Luke Humphries et les fléchettes plus lourdes de certains joueurs du circuit.
Notre fiche des Unicorn Gary Anderson Phase 5 détaille la génération précédente, toujours vendue, et la page Unicorn regroupe le reste de la marque. Notre guide des fléchettes professionnelles compare son matériel à celui des autres joueurs du circuit.
Le palmarès de Gary Anderson
Gary Anderson compte huit titres majeurs à la PDC, dont deux Championnats du monde, deux Premier League et un World Matchplay, et plus de 50 titres PDC au total en comptant les tournois du circuit.
| Année | Tournoi majeur | Adversaire en finale | Score |
|---|---|---|---|
| 2011 | Premier League | Adrian Lewis | 10 à 4 |
| 2014 | Players Championship Finals | Adrian Lewis | 11 à 6 |
| 2015 | Championnat du monde | Phil Taylor | 7 à 6 (sets) |
| 2015 | Premier League | Michael van Gerwen | 11 à 7 |
| 2016 | Championnat du monde | Adrian Lewis | 7 à 5 (sets) |
| 2018 | UK Open | Corey Cadby | 11 à 7 |
| 2018 | World Matchplay | Mensur Suljović | 21 à 19 |
| 2018 | Champions League | Peter Wright | 11 à 4 |
Sa finale du World Matchplay 2018, gagnée 21 manches à 19, est la plus longue de l’histoire du tournoi. Il a aussi remporté la Coupe du monde par équipes 2019 avec Peter Wright, et le European Darts Grand Prix, une étape de l’European Tour, en 2024 et 2025.
Il a perdu trois finales mondiales : en 2011 contre Adrian Lewis, en 2017 contre Michael van Gerwen, et en 2021 contre Gerwyn Price. La finale de 2017 a établi un record homologué par le Guinness : 42 lancers à 180, le maximum en trois fléchettes, dont 22 pour lui.
Il a réussi au moins trois 9-darters télévisés : au UK Open 2012, en demi-finale du Championnat du monde 2016 contre Jelle Klaasen, et au World Matchplay 2018 contre Joe Cullen.
Où en est Gary Anderson en 2026
Gary Anderson est 14e mondial au classement PDC du 25 octobre 2026, avec 566 750 livres de gains sur deux ans. À 55 ans, il reste l’un des joueurs les plus âgés du top 16, aux côtés de joueurs qui pourraient être ses fils.
Sa saison a commencé fort. Au Championnat du monde 2026, il bat Michael van Gerwen 4 sets à 1 et atteint la huitième demi-finale mondiale de sa carrière, perdue 6 sets à 3 contre Gian van Veen le 2 janvier 2026.
| Tournoi 2026 | Résultat |
|---|---|
| Championnat du monde | demi-finale, battu 6 à 3 par Gian van Veen |
| Coupe du monde par équipes | demi-finale avec Cameron Menzies |
| World Matchplay | quart de finale |
| Hungarian Darts Trophy | finale, battu 8 à 2 par Ross Smith |
| World Grand Prix | deuxième tour, battu 3 à 1 par Niels Zonneveld |
Il a renoncé aux World Series Finals d’Amsterdam en septembre, et ne s’était pas qualifié pour le European Championship d’octobre. Le prochain grand rendez-vous est le Championnat du monde, en décembre. Notre calendrier des fléchettes 2026 recense les tournois de fin de saison.
En résumé
- Gary Anderson est un Écossais de 55 ans, double champion du monde PDC en 2015 et 2016, avec huit titres majeurs.
- Son lancer, droit, face à la cible et presque entièrement porté par l’avant-bras, est un modèle de geste simple et répétable.
- Il lance des Unicorn de 23 g et reste dans le top 16 mondial en octobre 2026.
Pour situer Gary Anderson parmi les autres champions, notre hub des joueurs de fléchettes à connaître les présente tous, et le portrait de Phil Taylor raconte la carrière de l’adversaire de sa première victoire mondiale. Celui de Michael van Gerwen, son grand rival des années 2015 à 2017, complète le tableau.